La Malédiction Grimm – Polly Shulman

La malédiction GrimmPour ceux à qui cela semblerait bizarre, je n’ai jamais réussi à terminer le premier Harry Potter. Il me tombait sans arret des mains, probleme de style plus que de thèmatique car je n’ai rien contre les sorciers.( j’ai vu les films tout de même comme ça je peux en parler).

Comme souvent aujourd’hui, le livre jeunesse ou ado prends des airs de pavé.Avec le risque de faire fuir un certain nombre de potentiels lecteurs qui préfèrent la finesse de leurs écrans.Et pourtant, ils passeraient à côté d’un ouvrage assez bien bâti.

Elizabeth peine à s’intégrer dans son lycée. Alors, quand son professeur d’histoire lui propose un petit job dans une bibliothèque elle se dit que ce sera l’occasion de faire des rencontres. Après un entretien pour le moins étrange, la voilà engagée. Elle s’aperçoit aussitôt que le Dépôt n’est pas une bibliothèque ordinaire : pas un seul livre à l’horizon, uniquement des objets. Mais surtout, un mystère plane au sujet d’une collection située au sous-sol et dont personne n’accepte de lui parler : la Collection Grimm.

Elle abrite des objets de contes de fées – les bottes de sept lieues, le miroir de Blanche-Neige… Quelques-uns disparaissent, et un étrange oiseau géant rôde autour… Quel secret cache cette Collection Grimm qui semble déchaîner les passions ?

On retrouve les ressorts traditionnels, mechants et bons, quete de soit, orphelins et bon samaritains, du mystère puisque dans la bibliothèque où travaille Elizabeth, le mystère plane autour de la collection Grimm, située au sous-sol. Elle abrite des objets de contes de fées, comme les bottes de sept lieues ou le miroir magique de la belle-mère de Blanche Neige…. Un conte qui s’appuie sur les contes relevés par les freres Grimm et nous entraine dans un mode de magie où curieusement une paire de bottes disparaît et réapparaît, des objets semblent animés d’une vie propre…  Mais ce n’est pas tout : les gens peuvent les louer, à leurs risques et périls. Car la magie est parfois dangereuse, et le genre de caution que doit laisser l’emprunter est assez insolite….

 

Bien sûr un peu de culture générale peut etre utile pour aborder ce genre d’ouvrage avec ses references mutiples. Mais les clées sont là et je me suis laissé prendre facilement à cette histoire dans les histoires. Pour la peine, j’ai même acheté la suite…

Publicités

Mapuce et la Révolte des Animaux – Caryl Férey

Mapuce et la révolte des animauxKrotokus n’est pas mort ! et voici la suite des aventures animalières imaginées par Caryl Férey.

Je suis fan, j’adore,aussi, lorsque les animaux doivent organiser leurs premières élections, c’est avec attention que l’on suit les différents candidats. Au moment où débute cette histoire, la tyrannie des marques s’est installée.

C’est ainsi que les animaux ont commencé à porter des marques, sous forme d’étiquettes imprimées à même la peau, les plumes ou les poils. Des marques aux noms parfois étranges : « Lacocoste » sur les crocodiles, « Charnel » sur les mantes religieuses, etc. Même le Koala Football Club s’appelait KFC – mais ils ne gagnaient jamais leurs matchs, ils étaient trop gros.

Seulement voilà, Krotokus, (très proche d’un certain nicolas je trouve ) ne digère pas son exil sur une ile auprès des dauphins. Il entreprend de revenir, change de conseiller politique et se met à jouer sur la peur de l’autre.

Comme le pouvoir ne peut revenir qu’à un lion ( ce n’est que le début de la vie démocratique) les autres animaux ont difficilement voix au chapitre. C’est pourquoi la girafe et quelques autres décident de faire appel au renard et à sa lionne d’épouse pour les aider. Ces derniers qui vivent heureux en vivant caché ne donnent pas suite, mais leur fille est convaincue. C’est ainsi que Mapuce devient la voix des sans voix.

Je ne vous dévoilerai pas la fin de l’histoire, mais j’ai beaucoup ri. Seulement voilà, si ce livre est publié en jeunesse, je ne vois pas à quelle jeunesse il s’adresse car entre les jeux de mots, les rapports à l’histoire immédiate et à celle plus ancienne, je doute qu’un 9-12 ans y retrouve ses petits (Frederic Dard pour les pré-ado c’est pas donné à tout le monde). D’un autre côté, pour un adulte responsable ( chose que je ne suis pas), aller chercher sa lecture au rayon jeunesse ne fait pas très sérieux. Vous vous imaginez continuer vos lectures avec la bibliothèque verte hormis par pure nostalgie d’une série ? Voilà bien tout l’inconvénient de cet ouvrage. Destiné à un public qui ne pourra guère y comprendre, et un peu léger sur le fond pour qu’un adulte y trouve son compte, il faudrait que Caryl Férey choisisse à qui il veut s’adresser. Si c’est à quelques inconditionnels comme moi, Ok . Mais pour un public de lecteur plus large qui le connaît par ses polars noirs, il va y avoir une sacrée marche à monter. Mais les curieux trouveront là deux heures de lecture amusante et récréative.

Le Livre de Perle – Timothée de Fombelle

Le Livre de PerleIl vient d’un monde lointain auquel le nôtre ne croit plus. Son grand amour l’attend là-bas, il en est sûr. Pris au piège de notre histoire, Joshua aura-t-il assez de toute une vie pour trouver le chemin du retour?

Le mélange des genres est particulièrement réussi. Que ce soit du conte , de la fable, du récit historique, l’auteur nous emmène où il veut sans douleur. Passé le sentiment légèrement perturbant des sauts temporels et une fois assimilé qui est qui sous ses différents noms, on se laisse prendre dans cette tres belle histoire.

Classé en jeunesse, il s’agit plus d’un roman ado car avant 13 ans il reste difficile d’accès à mon avis .En revanche, j’ai eu un peu de mal avec les six dernières pages. Au point de les relire une deuxième fois. Afin de boucler la boucle, l’auteur livre un peu rapidement sa conclusion si bien qu’on se demande si il ne manque pas un ou deux paragraphes au livre.

 .Sans ces petits agacements, ce livre reste une très belle reussite et ne vous laissez pas tromper par ce titre. Il ne s’agit pas de l’histoire d’une jeune fille…enfin pas uniquement..