Looping – Alexia Stresi

Il existe plusieurs façons de commencer une histoire. « Il était une fois » en est une parmi tant d’autres. Et pourtant, quelque chose fait que nous accrochons immédiatement ou pas.

Le moment vient de basculer en séquence de dessin animé. Ma grand-mère a parfois cet effet sur la vie.

J’avoue, là j’ai immédiatement été pris.

A l’origine, il y a pourtant un grand malentendu. Juré pour le prix essais du livre de poche, je venais de finir le pavé de F.Reynaert sur l’Histoire du Monde et je ramais dans le livre sur Colette et ses copines. Et voilà que la poste me livre cet ouvrage dont la teneur peut en effet dès le début faire penser à une biographie. J’imagine Beryl dans les airs ou toute autre aventurière des sables, pense aux grandes traversées transatlantiques, à l’Aéropostale version transalpine. Mais une semaine plus tard je reçois un livre anti Alzheimer de Monsieur Martinez ( pas celui de la CGT) qui veut me faire travailler ma mémoire. Allons donc me dis-je, il n’y avait pas beaucoup de pages ( de toute manière après le Reynaert, rien n’aura beaucoup de pages)  mais ce n’est plus un prix littéraire, c’est du stakhanovisme ! Que nenni, il s’agit d’un simple malentendu, d’une erreur de destinataire concernant ce drôle d’oiseau jaune. Je n’ai pas à le lire , il ne m’était pas destiné. Dommage…, je l’ai déjà fini. En revanche, je vais peut être offrir celui sur la mémoire à mon expéditeur.

Petit pitch de quatrième de couverture : Noelie voit le jour en 1909 dans une ferme italienne. Née d’un père inconnu, élevée par une mère analphabète, sa destinée semble toute tracée.
Soixante ans plus tard, Noelie invite à déjeuner des célébrités de Cinecittà, des proches du gouvernement, des ministres libyens du pétrole, des poètes, et des amis d’enfance restés ouvriers agricoles.
Entre-temps, elle a parcouru le Sahara à dos de chameau, piloté des avions pour rendre visite à des Bédouins, amassé une fortune et fait vivre ses rêves. Qui est-elle ? D’où lui vient cette force, et son talent pour la vie ? De ce qu’elle ne dit pas.

Ce résumé élude beaucoup, il en devient même factuel. D’abord, le père n’est pas vraiment inconnu puisque ce beau militaire a une famille, un père qui invite Noeli et sa mère dans son palazzio car il est un puissant industriel qui en apprenant la venue au monde de la petite n’hésite pas une seule seconde. ( nb: Je rappelle qu’il s’agit d’une histoire qui commence par il était une fois). Il passe sur ce qui fait la beauté du récit, les fleurs de l’Italie, la mer et ses rochers, l’amour des proches. Le temps de l’enfance où Noeli suit jusqu’au champs le lait de sa mère et ses jolis sourires. A la ferme et au village elle n’en recevait pas beaucoup…Les enfants sont sages, à cet âge-là. Plus grands, ils restent sages, tant qu’on n’est pas sur leur dos à compter les bétises. Vient ensuite le temps de la découverte de la Libye ainsi que le reste de la traversée du temps sur un mode Forrest Gump avec la rencontre de tout ce qui fait l’Italie de l’après guerre. Tout le monde est là, du Président du Conseil jusqu’au Vatican.

Nous sommes dans un conte de fée. Il y a juste à se laisser porter jusqu’à la fin. Car fin il y a…Mais je ne la dévoilerai pas sinon quel intérêt de croire aux contes de fées.

Je sens que je vais le conseiller à toute la famille et leur mettre dans le sac lecture de vacances tellement il m’a plu.

 

 

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