Le Travailleur de la Nuit & Les Miroirs du Crime – BD 74

Le Travailleur de la Nuit : Matz et Chemineau

Alexandre Jacob a connu un destin hors du commun. Son gang de cambrioleurs, surnommé « Les Travailleurs de la nuit » par les journalistes, a écumé la France entière, défrayé la chronique, et Jacob, qui laissait sa carte avec un mot d’humour à ses victimes, distribuait ses butins énormes aux nécessiteux, vivant modestement. Il aurait inspiré Arsène Lupin.
Auparavant, il a couru le monde, depuis son plus jeune âge, comme mousse et marin. Il en a retiré une vision du monde personnelle et de solides convictions anarchistes. Il ne supporte pas l’injustice et l’hypocrisie. Mais son engagement politique le conduit en prison et à ne plus pouvoir travailler, ce qui le jette dans la carrière criminelle.

Après un procès retentissant, où il insulte les juges et les jurés, menacés de mort par ses complices, il est condamné à finir sa vie au bagne, à Cayenne. Mais ce serait mal le connaître de penser qu’il se plierait à une telle sentence… Il trouvera même le moyen de rentrer… Sincère et droit, intelligent et généreux, enragé et sensible, Alexandre Jacob fascine et séduit.
L’histoire d’un homme attachant et unique, le reflet d’une époque révolue de l’histoire de France, mais qui trouve des échos dans le monde d’aujourd’hui.

Chroniqué chez Yv , ce livre me rappelle le plaisir que j’avais eu à découvrir un autre grand de l’anarchisme Auguste Blanqui. Des gens qui faisait rimer leurs opinions et leur engagement. J’avoue que j’essaie, mais c’est pas tous les jours faciles.

Les miroirs du crime : Hé et Simsolo

Pigalle, novembre 1954. Le quartier entier est un repère de malfrats et maquereaux de la pire espèce. Guy, patron ambitieux et relativement intègre du club La Perle noire, s’apprête à acheter un nouveau cabaret. Sauf que la vente ne se conclut pas vraiment comme prévu… Lors d’une fusillade, Guy perd son frère, ne devant la vie sauve qu’à un clochard qui s’interpose entre lui et les balles. En homme d’honneur, il a maintenant une dette à payer. Mais d’abord, il doit trouver celui qui a essayé de l’assassiner…

Paris sera toujours Paris, un bel hommage au cinéma de l’époque, Melville, le roman noir et la nuit. Le lecteur y trouve tous les ingrédients attendus : loyauté et trahison, nuit interminable, scènes d’action, rebondissements imprévisibles.

Un diptyque avec tous les ingrédients du genre ce serait dommage de ne pas se laisser aller.

 

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