Le Vieux Saltimbanque – Jim Harrison

Bon, passons tout de suite sur le plus mauvais, à savoir cette couverture d’un mochissime.

Jim Harrisson, pour moi cela reste un bel article dans la revue Lire et puis c’est tout. Mais vu le bien que tout le monde disait de ces mémoires, je me suis lancé, surtout que ce n’est pas très long.

Amusant cette distanciation que fait l’auteur en narrant tout à la troisième personne. En même temps, quelle lucidité sur lui, sur le monde qui l’entoure, sur l’amour, sur le monde universitaire. Drôle sans être une pochetronnade, on ne sait pas trop si l’auteur est honnête et travailleur, ce qu’il réfute, il reste et se défini avant tout comme un poète. Un amoureux des grands espaces. Pour bien comprendre, il est important de lire la préface appelée aussi note de l’auteur. C’est le parfait mode d’emploi avant de commencer la lecture.

Je ne sais toujours pas si j’ai envie de lire les légendes d’automne même si le titre m’a toujours fait de l’oeil ou bien Dalva, mais un jour je recroiserai sans doute Harrison.

Juste pour la question dans l’air du temps, j’ai choisi un extrait non représentatif de ces mémoires. Parlant de son envie de tester le viagra pour se donner un peu de splendeur voici ce qu’il nous dit :

il n’avait pu s’empêcher d’essayer une fois l’année précédente, lors de la rencontre annuelle de la Modem Language Association à Washington, ville qu’il détestait pour des raisons politiques mais qu’il tolérait quand elle accueillait de vieux amis écrivains. Il prit pour cible une étudiante en master à qui il avait fait l’amour des années plus tôt. quand elle était en deuxième année. Le prix à payer était la rédaction d’une lettre de recommandation dithyrambique pour le programme d’« écriture créative » de Hunier Collège, à New York. Il accepta aussitôt ce marché. Elle était un peu pote­lée, mais avait eu autrefois un beau corps. Après avoir dîné et bien bu, ils rejoignirent la chambre du vieux poète au Mayflower. Elle était pressée, car elle devait voir un ancien petit ami qui, lui aussi, enseignait l’écriture. Malheureusement, le comprimé donna une désagréable teinte vert foncé aux murs gris de sa chambre, et il jouit en une minute. Il s’excusa, puis elle partit très vite retrouver son ancien copain, sans avoir transpiré.

Si ce n’est la critique acide du milieu, ne devrait on pas le trainer à titre posthume au tribunal de la  bienpensance ? ( de toute façon les commentaires sont modérés gnarf gnarf )

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