Les Dieux du Verdict – Michael Connelly

les-dieux-du-verdictRevoici le Connelly annuel en poche.Il concerne la branche demi frère juridique.

Mickey Haller dont j’avais complètement oublié qu’il avait perdu l’élection au poste de procureur et en même temps l’estime de sa fille et de son ex( je me rappelais plutôt qu’il se remettait avec) se trouve en position pour défendre un Mac 2.0. Rien à voir avec la marque à la pomme.

Mickey déprime contrairement à son homologue aux grandes oreilles qui va toujours de l’avant. Un jour, il reçoit un texto de son assistante ( et ex femme car là j’ai suivi) : Appelle-moi – 187. 187 étant le code pour « meurtre », Haller sait qu’il va devoir se remobiliser pour défendre l’accusé. Mais la victime, Gloria Dayton, est une prostituée que Mickey aimait beaucoup( euphémisme américain pour dire qu’il couchait avec) et qu’il pensait avoir aidée à revenir dans le droit chemin. Découvrir qu’elle l’a dupé en continuant de se prostituer et imaginer que c’est peut-être lui qui l’a mise en danger le met rapidement sous pression. De plus, les forces de l’ordre semblent bien avoir basculé du côté obscure.

Comme toujours, l’affaire progresse doucement mais sûrement. Très intéressant pour ses explications sur le mode de fonctionnement de la justice américaine, il ne redore pas forcément l’avis que l’on peut avoir du métier d’avocat vu du côté des victimes. Conseiller une agression théâtralisée pour échapper à un verdict c’est sans doute limite pour la morale de la majorité d’entre nous. Allez vous étonner après cela que sa fille ne souhaite plus lui adresser la parole.

En revanche, défendre un programmeur informatique accusé de meurtre même si celui ci est un souteneur tenant à distance ses activités immorales répond parfaitement au fait que chacun à le droit à une défense juste, équitable etc…surtout si  le meurtre semble avoir été orchestré par des services chargés normalement de lutter pour protéger les citoyens. Au passage, si cela peut remettre en mémoire de tous que l’impunité pour des services régaliens n’est pas une bonne idée….le dérapage n’étant jamais très loin.

Comme la majorité des Connelly il se lit d’une traite, mais avec un curieux phénomène de dents de scie dans mon intérêt pour l’histoire. Un livre correct, mais pas le meilleur de l’auteur.

 

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4 réflexions sur “Les Dieux du Verdict – Michael Connelly

  1. Je les lis tous, par principe (!) mais j’aime plus Bosch (on n’oublie pas ses premières amours) ; C’est dans celui là qu’on n’atteint pas la prison? (quelle scène!)

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