Moi, Présidente – Gérard Mordillat

moi-presidente-sotieLa nouvelle présidente française et ses collaborateurs reçoivent une équipe de téléréalité. Elle ne manque pas d’idées pour son mandat : rendre le mariage obligatoire, rétablir l’esclavage, supprimer le chômage, etc. Mais si son équipe lui obéit, la révolte du peuple n’est pas loin.

On pourrait croire qu’il s’agit d’une énième charge contre une candidate dont les chances augmentent dangereusement à chaque élection qui passe, mais ce n’est pas que cela. Ainsi que l’indique la couverture, il s’agit d’une sotie. Mais qu’est-ce donc ? Wikipédia à mon secours ! :

La sotie, ou sottie, désigne une pièce politique, ou d’actualité, jouée à Paris au XVIe siècle, par les Sots. Les Sots, étaient une confrérie joyeuse de Paris. C’étaient, d’après Petit de Julleville, « les anciens célébrants de la Fête des Fous, jetés hors de l’Église par les Conciles indignés, et rassemblés sur la place publique, ou dans le prochain carrefour, pour y continuer la fête ». Ils étaient habillés, comme les fous de cour, mi-partie en jaune, mi-partie en vert ; ils avaient sur la tête un chapeau garni de grelots et surmonté d’oreilles d’âne ; à la main, ils tenaient une marotte.

Et c’est bien de cela qu’il s’agit. Car si la pièce est courte, j’ai été un peu surpris de son caractère outrancier et répétitif. En fait, cela répond au cahier des charges.

Allez, je vous mets 3 extraits particulièrement outranciers.

La Présidente s’apprête  à nouveau à nous délivrer un important message. Je sens que nous allons avoir en exclusivité une annonce fondamentale. »Comme je vais supprimer le chômage, j’ai décidé de supprimer toutes les aides aux chômeurs, aux RMIstes, aux RSA-miteux, aux handicapés, aux pensionnés, aux sans dents, à tous les  branleurs plus ou moins artistes qui ne veulent rien foutre alors que j’ai été élue pour redresser les comptes de la nation. »

On dirait que cette présidente fréquente régulièrement un ancien président…voir un actuel.

« Fais plutôt rappliquer dare-dare mon socialiste. » Lequel Madame la présidente ? Je croyais qu’il en restait trois. » « Non, je n’en ai plus qu’un, les autres se sont convertis à Mon combat. »  » Il vous reste lequel? » Le traitre, le flagorneur ou le corrompu ? »  » J’ai gardé le traitre, c’est le mieux. Je l’aime bien celui-là avec sa gueule d’empeigne et ses petits yeux méchants. Tout à fait socialiste! »..(…). Excusez- moi de vous demander pardon mais avoir été socialiste dans votre jeunesse vous donne-t-il un avantage sur le dernier qui s’obstine à l’être encore ? » (…..) Il n’y a plus de socialistes genre « socialistes du social » si tu vois ce que je veux dire.C’est fini et nini ! Plus à droite tu meurs, ou si tu préfères, comme dit mon actuel, cette pouffe lubrique et dévergondée, « plus à droite, il y a le mur ». Mon socialiste, c’est ma baleine blanche.C’est mon espèce protégée. A lui seul il synthétise tous les reniements, les lâchetés, les traitrises qui ont eu la peau de cette assemblée de barbus instituteurs, de francs-maçons et d’écolos du dimanche. Vous allez voir comme il est bien dressé, affectueux et reconnaissant comme un vieux clebs sorti de la SPA. »

Sachant que ce dernier s’est vu refiler le poste de ministre de la police et de la répression, on peine à imaginer quelle personnalité pourrait être visée par ce rouge de Mordillat. Finalement, lassé par ces décisions, le peuple se révolte.

« C’est un tsunami, madame la Présidente, l’apocalypse, ça explose de partout, les canalisations débordent, les immeubles s’écroulent, le goudron se soulèvent. »  » Qu’est ce que tu attends pour faire tirer dans le tas comme je te l’avais dit ?  »  » Je ne sais pas par où commencer. Il y a trop de tas. » « Eh bien, commence par le commencement. Souviens toi que tu es socialiste. Tes anciens n’hésitaient jamais. Ils ont toujours fait tirer sur les ouvriers.A toi la balle. Pas de quartier ! Feu à volonté ! « ….(….)  » Mais je ne peux pas faire ça ! J’ai des convictions à défendre. »  » Fais moi rire, on n’a jamais vu un socialiste avec des convictions ! Ou alors pour les renier plus vite que la musique.Je t’ai choisi pour ça. Je t’offre de finir en beauté, à moins que monsieur préfère comme toujours faire la carpette et offrir son cul au plus fort. »

Et c’est bien connu depuis quelques jours, un(e) Président(e) ne devrait pas dire ça……Tout cela entrecoupé par des pub qui valent leur pesant de cacahouettes.

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4 réflexions sur “Moi, Présidente – Gérard Mordillat

  1. Pas besoin d’être socialiste pour préférer éviter certaines aventures risquées avec une présidente (pourtant une femme présidente, ce serait sympa, mais une autre, quoi)

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