Dossier 64 – Jussi Adler Olsen

Dossier 64Copenhague, 2010. Une brutale agression dans le quartier de Vesterbro incite Rose, la bouillonnante assistante de l’inspecteur Morck, à rouvrir un cold case sur la disparition inexpliquée d’une prostituée. Cédant à ses pressions, le Département V exhume une macabre affaire datant des années 1950 : sur la petite île de Sprögo, des femmes sont internées et stérilisées de force sous la direction du docteur Curt Wad…

C’est toujours avec plaisir que je retrouve le département V. Des vieux amis en quelque sorte. Bon, on n’en connaît pas beaucoup plus à la fin sur le passé de Assad et Rose reste bien schizophrène mais les choses avance un peu à la maison. Avec des sensations pour l’ancien coéquipier de Carl, un règlement amiable avec son ex femme et un locataire supplémentaire.

Mais c’est le cœur politique de l’histoire qui est le plus intéressant.Dans ce pays qui nous sert souvent de référence quand on veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes en éducation, on apprend que l’extrême droite continue de progresser, aidée en cela par une classe politique qui semble furieusement avoir les même défauts que la notre.( même causes même effets ?)

Il est ici question d’eugénisme, non pas sous la domination nazi, mais dans les années cinquante.Toute personne déviant de certains critères sociaux, économiques,voir physique se voyait expédier en institution pour un temps plus ou moins long. Avec dans le cas des déviances « sexuelles plus pauvreté », la porte de sortie par la stérilisation. Pourquoi laisser des pauvres, affreux, sales et méchants, continuer à se reproduire pour laisser à la société le soin d’éduquer et d’élever voir de subvenir au besoin de leur descendance. Le plus simple est de provoquer l’extinction de l’espèce en la stérilisant. Le problème disparait alors de lui même.

Carl se retrouve donc à faire le lien entre une succession de disparitions passées inaperçues et un médecin à la tête d’un parti d’extrême droite dont le cercle restreint de dirigeants poursuit cette mission d’éradication qu’il s’est fixé il y a bien longtemps, noyautant même le cœur de la fonction publique et de L’État..

Un bon cru, même si suspens et action ne sont pas la priorité de ce polar.

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4 réactions sur “Dossier 64 – Jussi Adler Olsen

  1. J’en ai lu un, mais pas trop trop ma tasse de thé ces gros polars (ou alors si je suis coincée avec, ça doit fonctionner)

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