Le Grand n’importe Quoi – J M Erre

Le grand n'importe quoi #2Alain gigota un peu pour la forme, râla un peu par habitude, mais fit bientôt ce que font tous les membres de cette engeance très conformiste qu’on appelle les pendus : une tête d’enterrement.

Le ton est donné, voici le nouvel opus du frère de l’autre, celui qui dessine.Nous voici en 2042 à 20h 42. Et le monde a décidé de déraper.Tout semble échapper à notre héros.

Loufoque comme il sait l’être, l’auteur nous promène dans un grand pastiche des romans de Science-Fiction. Bourré de clins d’oeil.

Au soir du 7 juin 2042, le père Cadick sortit faire son tour de bourg, comme tous les soirs depuis soixante quinze ans, avant de prendre un petit boudoir trempé dans un verre de prune devant la télévision…Outre un rapport particulier au temps, le père Cadick entretenait une relation toute personnelle à l’espace. Je vous laisse donc trouver de qui il s’agit, mais là c’est trop facile.

Jamais à l’abri d’un bon mot, on assiste au passage de Charybde en Scylla pour notre héros, en utilisant le vieux subterfuge du temps qui recommence éternellement mais bifurque.Tout y est. même les séries les plus célèbres.

Les Petits-Gris, les Raeliens, l’autopsie de Roswell ou la zone 51 : on ne parle de la vie extraterrestre qu’à travers les obsessions complotistes de quelques illuminés. Ça ne te parait pas bizarre ?

– Ah , la zone 51, je maîtrise! lança Francis en brandissant une bouteille de pastis.

D’ailleurs, JM Erre le dit lui même, il a organisé une grande compilation.

Toutes ces rencontres avec des personnages plus déjantés et caricaturaux les uns que les autres : les culturistes décérébrés, les poivrots philosophes, la grenouille de bénitier, la bourgeoise nymphomane, le paysan dégénéré, et maintenant le duo de flics bouffons. ( qui au passage se prénomment David et Vincent) Il y avait quelque chose qui clochait. Toute sa vie, Arthur avait eu cette impression de vivre des scènes incohérentes, mais, cette nuit, il avait le droit à une sorte de concentré. Une compile. Un Best of.

Vous l’avez compris, du J M Erre dans toute sa splendeur.Et…..c’est là que je tempère mon plaisir. A force, il devient un peu trop prévisible dans sa loufoquerie.Il est dans une routine qui finalement tourne à l’automatisme. Une fois passé la surprise du thème de la science fiction, on regrette la qualité d’un Pascal Fioretto dans le pastiche littéraire.

Un moment agréable mais qui laisse un arrière-goût de n’y revenez pas. Dommage.

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5 réactions sur “Le Grand n’importe Quoi – J M Erre

  1. Lu (le billet dans les listes)(c’est le mois anglais) et c’est bien amusant ces clin d’oeil. Tu exagères de dissuader les gens, c’est quand même une belle occasion de s’amuser, non?

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