BD 28 – Le Merydien

Tout d’abord, une couverture classieuse, et un sujet, la Commune, qui ne peuvent qu’emporter l’adhésion.

Ensuite, une approche par le biais de figures féminines qui ne sont pas ( pour une fois)  louise Michel ce qui élargi l’horizon pour les femmes de cette époque ainsi que la vision plutôt étriquée que nous pourrions en avoir.J’avoue que je n’avais jamais, contrairement à la Révolution de 1789 ( avec Olympe de Gouges et Charlotte Corday), abordé la période sous cet angle.

Épisode sanglant, la Commune de Paris conserve encore aujourd’hui un caractère éminemment symbolique dans l’histoire des révolutions socialistes. On l’oublie mais parmi les insurgés se trouvaient des femmes. Qu’elles soient bourgeoises, ouvrières, prostituées, célèbres, anonymes, françaises ou étrangères, elles ont toutes en commun le fait d’être montées aux barricades et d’avoir pris les armes pour faire valoir leurs droits.

Les éléphants rougesLes éléphants rouges

« On m’appellera la dame aux éléphants ! » Hiver 1870. Prélude de la Commune. Alors que Paris, assiégée par l’’armée prussienne, subit le froid et la famine, Victorine, onze ans, passe le plus clair de son temps à s’’occuper de Castor et Pollux, les deux éléphants du Jardin des plantes. Cette passion pour les pachydermes a le don d’énerver sa mère, engagée dans le mouvement des femmes qui veulent s’impliquer dans la défense de la ville. Mais Victorine est bourrée d’’imagination, et elle veut être à la hauteur des ambitions de sa mère. Nourrie par les exploits des célèbres éléphants d’’Hannibal, elle élabore un plan pour libérer Paris. Un plan génial, démesuré, contre lequel Bismarck ne peut rien. Un plan de petite fille livrée à elle-même dans un monde d’adultes…

L'aristocrate fantômeL’aristocrate fantome

Belle et rebelle… 1871. Élisabeth Dmitrieff, une belle jeune femme russe de tout juste vingt ans arrivée à Paris depuis une semaine à peine, devient la présidente du premier mouvement officiellement féministe d’Europe : l’’Union des femmes pour la défense de Paris et l’’aide aux blessés. Véritable passionaria socialiste et va-t-en-guerre, elle est envoyée par Karl Marx lui-même ! Sa beauté et sa verve, qui la distinguent des autres insurgées, d’origines plus populaires, suscitent l’intérêt des « hommes » jusqu’’ici peu sensibles aux revendications des communardes. Ainsi, paradoxalement, l’’une des premières grandes figures du combat pour le droit des femmes en France était… une aristocrate russe.

Deux BD hautement recommandables et dont un troisième tome est prévu en février. Un angle historique autre que purement biographique, bref, que demande le peuple !

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2 réactions sur “BD 28 – Le Merydien

    • Les couvertures avec un vernis sur seulement quelques endroits sont en générale magnifiques, mais là le rendu est particulièrement réussi.J’attends le tome 3 avec impatience.

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