Fermeture Eclair – Carl Aderhold

Fermeture éclairNous ne soupçonnons pas les ressources qui gisent en nous. Laurent n’avait rien d’un meneur. Il aura fallu un licenciement violent et le départ de sa femme pour voir cet ouvrier d’une usine de pots catalytiques prendre les armes. Le voici à la tête d’une bande d’ingénieux tocards prête à disputer le Coupe du monde de football des sans-emplois. Portrait d’une revanche sur la vie, Fermeture éclair dépeint avec humanité et drôlerie la fin d’une époque mais aussi ses espoirs.

« Une vie entière marquée par la peur. La petite peur des gens ordinaires qui sourdait dans chaque geste. Celle de perdre leur travail , de voir leur couple se briser ou leurs enfants se droguer, celle encore de ne pas pouvoir rembourser leurs crédits, de finir à la rue, de ne pas parvenir à se maintenir à flot, de couler soudain sans possibilité de refaire surface. »

J’avais laissé l’auteur de « mort aux cons » en pleine forme. Un très bon souvenir. Aussi, c’est assez confiant que j’ai abordé ce roman, où le rebond proposé à des chômeurs par la Région consiste en un tournois international des licenciés de foot à cinq. Par licenciés, j’entends sans emploi.« L’idée était de prendre modèle sur la lutte contre le cancer. Les dernières campagnes sur la recherche médicale avaient cessé de faire état de ses progrès et visait au contraire à minimiser la maladie. Les malades étaient considérés comme menant une vie ordinaire et demandaient à être considérés comme des gens normaux. Ils adopteraient ce procédé avec les chômeurs. » A défaut de leur retrouver du boulot, nous allons les mettre en avant ! « .

Pourtant, au départ, il y a un côté « condition pavillonnaire »dans ce roman. Les quelques employés de la Contilis représentatifs de la société, la femme, le fils, la famille,mais petit à petit, on s’attache aux personnages. Ainsi l’ancien directeur RH féru d’Histoire et l’analogie du travail avec l’armée romaine est assez plaisante.« Pareillement, dans nos sociétés, on s’était mis à considérer le travail comme une corvée, préférant glorifier les loisirs.L’idéal était la réussite sans effort. On faisait encore semblant de croire au mérite mais on ne cessait de vanter la réussite éphémère de n’importe quel crétin. » Toute ressemblance etc etc…

Un très bon moment avec un happy End , ce qui ne fera pas de mal.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s