Touriste – Julien Blanc-Gras

TouristeParce que c’est déjà la rentrée, parce que certains (es) sont déjà en train de décortiquer la rentrée littéraire et de publier leurs premiers commentaires, parce que je ne fais jamais rien comme tout le monde ! Alors voici un ouvrage qui vient raviver la flamme qui allait s’éteindre en cette fin Aout. Poussons un cri : Vivement les vacances !

Certains veulent faire de leur vie une œuvre d’art, je compte en faire un long voyage. Je n’ai pas l’intention de me proclamer explorateur. Je ne veux ni conquérir les sommets vertigineux, ni braver les déserts infernaux. Je ne suis pas aussi exigeant. Touriste, ça me suffit. Le touriste traverse la vie, curieux et détendu, avec le soleil en prime. Il prend le temps d’être futile. De s’adonner à des activités non productives mais enrichissantes. Le monde est sa maison. Chaque ville, une victoire.

Voici un livre plein d’humour, de découvertes, qui donne envie. L’auteur nous met d’emblée dans sa biographie, le pourquoi de cette envie irrésistible de partir et revenir.

l’Homo sapiens a commencé comme nomade….A l’origine, il ne bouge son corps velu que pour trouver des environnement cléments, généreux en nourriture et pourvus en habitats protecteurs. Avec l’apparition de l’urbanisme, l’homme reste tranquillement chez lui, entre ses murs et sans télévision. Il se déplace à l’occasion pour piller le voisin et violer ses femmes.

On chemine donc avec ce jeune auteur mais vieux routard à travers le monde.Ce vaste monde qu’on l’appellerait raymonde pour faire plaisir à maxime Leforestier.

Plein de remarques judicieuses parsème cet ouvrage. Ainsi, l’important , c’est de se tenir à distance des hippos, prévient il. De sources concordantes, l’hippopotame est en effet l’animal le plus con du continent africain- hormis la poule, mais c’est un autre sujet. On sent le poulet bicyclette se profiler, et qui n’a pas connu une poule avant avant, ne peut avoir complètement réussi sa vie.

Plutôt que de s’avaler l’intégrale du routard sur votre prochaine destination, lisez donc ce « Touriste » qui pose un regard lucide sur notre monde et notre propre besoin d’exotisme. Après vous pourrez toujours enchainer sur « la planète dysneylandisée » de Sylvie Brunel.

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