A la Poursuite des Gorilles – Albert Mahuzier

A la poursuite des gorilles

Parfois une journée décide de sa propre destinée. Ainsi, l’autre matin, arrivant un peu plus en avance que d’habitude à la gare, je me dis que je vais jeter un oeil dans la boite aux livres.

Passé un premier défrichage des innombrables arlequineries et autres ouvrages périmés ( à croire que certains prennent un malin plaisir à échanger ce que la bibliothèque approvisionne ) je tombe sur le nom d’Albert Mahuzier . L’ouvrage se nomme A la poursuite des gorilles.

Bouffées de nostalgie, quand on dénichait dans les bibliothèques des oncles et des cousins dans la Rouge et Or, des livres qui invitaient au voyage. Des livres qui faisaient immédiatement penser aux films de Connaissances du Monde que l’on pouvait voir avec un conférencier qui vous emmenait au bout du monde.

Mahuzier, un nom de tribu franco française, qui semblait animé d’un mouvement du planing familial permanent.

Avec Albert, nous sommes en présence du patriarche, pas encore trop vieux, ce cinquantenaire régit sa famille avec, comme c’est étrange, un fort paternalisme. A la relecture avec des yeux d’aujourd’hui, on se dit qu’on tient entre les mains un livre qui serait probablement interdit de parution vu les critères actuels. Heureusement, personne ne réclame pour l’instant d’autodafé hormis pour Tintin au Congo que Hergé avait pourtant beaucoup modifié.

Revenons à notre famille voyageuse. Chacun y a un rôle à jouer à condition de se rappeler qui est le chef. En ce qui concerne les repas et l’intendance quotidienne, les féministes passeront leur chemin et rejoindront les anticolonialistes précédemment cités.

Apres un départ de Paris, la caravane Mahuzier se livre à un Paris Dakar avant l’heure. Du temps où le Dakar se passait là où son nom l’indique. Une traversée du désert qui me donne immédiatement l’envie de relire Frison Roche ou Joseph Peyré, puis une traversée de la savane et des forets primaires. De ces tribulations, des images sont tournées, mais le plus difficile reste l’objectif premier. Filmer des gorilles n’est pas à la portée du premier venu. L’image de Diane Fossey me revient ainsi que d’autres plus récentes du Rwanda sur lesquelles je n’ai aucune envie de m’appesantir.

Attention, un atlas géographique de l’époque est fortement conseillé, sous peine de se perdre et de de plus savoir où l’on est exactement. Les frontières ont bougés, les noms ont changé et parfois avant même l’écriture du livre. Et malgré l’absence d’internet ou de téléphone cellulaire, il est toujours étonnant de voir que la famille est attendue, que son itinéraire est suivi, balisé. L’information précède la tribu, une solidarité de l’expatrié qui adouci le voyage attend la famille.

Nostalgique moi ?

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s