Les Jardins du Congo – Nicolas Pitz

Les jardins du CongoVoici l’histoire d’un belge qui durant la grande période coloniale, celle comprise entre la rétrocession par Léopold et les indépendances, va bâtir une vie, la voir s’effondrer, revenir au pays, reprendre un métier à l’usine, devenir contremaitre et terminer en s’éteignant tout doucement. Évidemment, le mot Congo a agit comme à son habitude dès que l’on parle d’Afrique centrale ou équatoriale près de mon oreille.

1940, les Allemands envahissent une Belgique neutre, sans véritable défense. Durant l’Occupation, comme de nombreux autres jeunes de Chimay, Yvon veut échapper aux camps de travail : il décide de se cacher dans la forêt. Hélas, les occupants ne quittent pas les lieux. Les semaines passent, puis les mois et les années… Au total, ce sont 4 interminables années qu’il va passer dans les bois à lutter contre la peur, la faim et la folie…
Lorsqu’ il peut enfin sortir de son refuge, Yvon éprouve un besoin vital de changer d’air pour effacer ses cauchemars et lui donner l’occasion de démarrer de plain-pied sa vie d’adulte. Il prend donc le premier bateau en partance pour le Congo, la colonie belge si pleine de promesses. Avec sa nature envoûtante et ses innombrables défis à relever, le Congo lui redonne peu à peu de l’assurance et lui permet de rattraper les années perdues.
Mais dans une Afrique qui aspire irrémédiablement à son indépendance, Yvon parviendra-t-il à préserver cet équilibre de vie qu’il a trouvé à l’autre bout du mon
de ?

Cette histoire est celle du grand père de l’auteur. Si ce dernier semble avoir eu une vie marquée par de nombreux anéantissements, la partie africaine reste celle qui lui fut la plus heureuse.Quand à la partie sur le père du héros, elle plombe le récit comme un jour de pluie au bord de la Meuse. On dirait du Simenon, ou du Sokal promenant son Canardo en Belgique.

Un récit inégal, qui est un bel hommage familial, mais manque un peu de souffle, ou d’envergure, ne serait ce que dans les différents personnages que côtoie le héros et dont on apprend bien peu avant qu’ils ne disparaissent, happés par l’Histoire et remplacé plus vite qu’à leur tour.

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