Hôtel Particulier – Sorel

Hôtel particulier     De nos jours, une jeune femme se suicide dans son appartement… mais ce n’est que le début de son histoire. Sous le regard d’un chat complice, manifestement capable de continuer à la voir, elle se met à hanter l’immeuble où elle a vécu, témoin involontaire mais intéressé du quotidien intime de ses anciens voisins. Ici un couple illégitime vit une passion charnelle, avec la complicité un peu perverse du mari trompé, là ce sont des parents dévorés d’angoisse face à la disparition inexplicable de leur petite fille, ou encore ce solitaire apparemment capable de faire surgir d’incroyables bacchanales des trésors de sa bibliothèque – sans oublier un jeune peintre sans le sou pour lequel la défunte ressent manifestement une attirance certaine…

     Après une découverte de l’auteur dans « les derniers jours de Stefan Zweig » j’avais dit tout le bien que j’avais éprouvé.

     C’est donc avec confiance que j’ai entamé cet hôtel particulier. Petite précision qui a son importance, je ne suis pas un amateur de poésie. Tout du moins du recueil de poésie. Je n’ai rien contre les poètes, mais bon, le sonnet ou l’alexandrin même bien troussé ne m’émeuvent pas plus que cela. En revanche, les sensations issues d’une lecture , d’une situation ou d’un paysage, le bien-être, la tendresse, l’amour ou la passion qui s’en dégagent, cela je le ressens. Cette forme là est ce que j’appelle moi, la poésie.

    Surtout, ne pas s’arrêter au début de l’histoire. Un suicide, ce n’est jamais hilarant ! Mais avec le trait de Sorel, l’emploi du noir et blanc, on se retrouve vite captivé, voir capturé par cet enchainement d’histoires. Une pincée de fantastique, illusions, enchantements. Les évènements qui s’enchainent sont parfois durs, exploitant des thématiques classiques dans la peur de la mort et la manière de faire son deuil.

     Entre petits secrets de la proximité, solitudes, lâcheté, couardise, mais aussi petits bonheurs simples, joies, plaisirs. Un voyage où l’on se retrouve à flotter parmi les personnages et leur vie.

     Je suis rarement dithyrambique, mais si j’osais, je dirais attention quasi chef d’œuvre !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s