Tenzing – Christian Clot & J B Hostache

Tenzing - Sur le toit du monde avec Edmund HillaryPoursuite des parutions de cette collection qui jusqu’à présent me plaît par sa thématique, mais peine encore à me convaincre totalement. En effet, le parti pris d’extrapoler la vie ou les aventures de ces grands aventuriers peut parfois déranger.

     Nous voici en compagnie de Sir Edmund Hillary .

     Lorsque les Anglais proposent au sherpa Tenzing d’être le sirdar (chef des porteurs) de leur expédition à l’Everest de 1953, il n’accepte qu’à une condition : être considéré comme un grimpeur à part entière et avoir sa chance pour le sommet. Une demande incroyable ! Mais l’expérience de Tenzing est indispensable et les Anglais acceptent, persuadés de pouvoir le laisser de côté lors de l’ascension finale. Après sept échecs, conquérir l’Everest est une obligation stratégique pour l’Angleterre et son prestige international. Face à ces enjeux énormes, Tenzing avec son rêve d’enfant de gravir le toit du monde auprès duquel il est né, est esseulé. Pourtant, sa force de caractère et ses qualités de grimpeur lui gagnent la confiance du colonel Hunt, le chef d’expédition, et l’amitié d’Edmond Hillary. À l’heure du choix, Hunt choisit Hillary et Tenzing qui deviendront les deux premiers hommes au sommet de l’Everest. Mais l’Angleterre peut-elle accepter qu’un Népalais et un Néo-Zélandais soient les deux premiers « Anglais » au sommet du monde ?

     Surtout que l’Angleterre s’apprête à couronner Elisabeth. Et diplomatiquement, un règne commençant par un britannique premier sur le toit du monde serait fort bien venu.

     Christian Clot dans son scénario nous met bien dans l’ambiance de ce qui fut la partie la plus difficile : la descente et le retour parmi les hommes ! Querelles entre pays, le ton monte, chacun utilise les deux vainqueurs pour satisfaire sa propre ambition nationaliste.

     J’ai trouvé celui ci plus convaincant dans la série Explora que d’autres parus plus avant. En revanche, si le coté géopolitique est très bien rendu, cette histoire manque d’un certain charisme. Je n’ai pas réussi à retrouver les rêves d’évasion qui me prenaient lorsque j’ai lu mes premiers Frison-Roche, Joseph Peyré, ou même les exploits de la famille Mahuzier. D’ailleurs, ils me font toujours vibrer lorsque j’en reprends un pour me plonger dans ma nostalgie mélancolique.

     En fait, ce qui manque ici, c’est l’émotion !

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