L’Appât – José Carlos Somoza

L'appâtLa technologie est aujourd’hui à la portée de tous. Les scientifiques inventent une substance(…) et le lendemain on en invente une autre qui annule l’effet de la précédente. On a renoncé depuis longtemps à poursuivre dans cette voie. Quand le psynome a été découvert et classifié, on l’a tenu secret pour cette raison: parce que c’était le seul qui pouvait nous offrir la sécurité. L’assassin peut effacer son ADN mais pas la façon dont il choisit, tue et abandonne la victime, tout cela dépend de son psynome….Le psynome ne peut être feint ou dissimulé : notre plaisir est une formule mathématique. ..Et quand la philia du délinquant est déterminée, nous les appâts nous réalisons des masques pour l’attirer.(p°150)

L’appât, c’est une uchronie légère, cela pourrait être demain matin. Avec un appât du nom de Diana, l’auteur nous entraîne sur une double enquête. Deux sérial killer qui sévissent: le « Spectateur » et « l’Empoisonneur ». Autour d’elle, sa soeur et le drame familiale qui les unit. Un psychologue mort pour qui tout se ramène à Shakespeare. Pour ce dernier, le phénomène du psynome est très ancien et connu depuis cinq cents ans. L’auteur élisabéthain aurait décrit tous les psynomes dans ses oeuvres.  Pour éviter de dévoiler la fin, je ne vous  parlerais pas de l’enquête.

En revanche, avez vous vu cette magnifique couverture ? J’avoue qu’elle fut pour beaucoup dans mon choix.Ainsi qu’une quatrième de couverture suffisamment intrigante.

Mais, je n’arrive pas à trouver ma Philia ! Au final, l’histoire est assez basique mais pour faire passer le tout, et notamment l’idée de base selon laquelle Shakespeare est le plus grand ( élément que je ne contesterai pas ) , l’auteur nous sert un galimatias indigeste de psycho-philosophie.Par pure analogie, je comparerai bien avec Umberto Eco.

Digressant par moment et surtout, n’expliquant en rien ses concepts de base. Ainsi de l’extrait que j’ai choisi pour introduire cette chronique qui n’arrive qu’au bout de cent cinquante page. Un conseil, pour bien comprendre de quoi il retourne, faites une photocopie de la page deux cent quatre vingt treize ( 293 vous avez bien lu) et gardez la à portée de main cela aide beaucoup !

On avance donc à l’aveuglette en ayant toujours l’impression qu’il nous manque un élément. Mais pas un élément d’enquête, un élément de compréhension de la langue !

Dommage  car les idées sont là, mais la construction ne me convient pas. En même temps, je vais regretter de le ranger car quelle couverture !

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