La Mort, entre autres – Philip kerr

La Mort, entre autresVoici pour une quatrième aventure l’ex policier berlinois Bernie Gunther. La guerre est finie, et Bernie passe son temps comme propriétaire d’un hôtel à Dachau. Sa femme se meurt et dans l’ambiance délétère qui règne, il ne veut surtout pas que l’on s’aperçoive qu’il a un passé dans la SS. Aussi, quand une cliente lui demande de retrouver son ancien mari nazi, il hésite, poussé par un avocat juif, et les services secrets américains. La grande manipulation de la guerre froide bat son plein, et Bernie ne sait pas pour qui il joue.

Soulevant habillement les problèmes de conscience des allemands, ceux qui leur sont propres, et ceux qu’on leur prête, il égrène aussi le recyclage des anciens nazi ex filtrés par les américains, soit en Amérique du Sud, soit aux USA afin de mettre la main sur des cerveaux dont l’éthique ne fut pas à proprement parler des plus droite.

Malheureusement, je n’ai pas réussi à retrouver le ton cynique très polar américain de la trilogie. L’affaire vire un peu au grand guignol et plus qu’un roman policier, c’est l’étude des mentalités et des consciences qui prend le pas sur l’enquête. Une bonne étude psychologique, mais pas le meilleur polar.

Un arrière goût de l’épisode en trop en somme.

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