Zulu – Caryl Férey

Zulu -  Grand Prix des Lectrices de ELLE 2009Grand prix de littérature policière, Prix du roman noir, Prix du roman noir Nouvelobs,Prix mystere de la critique, Prix Jean Amila Meckert, Grand Prix des lectrices Elle policier ! N’en jetez plus la cour déborde.

Caryl Ferey, en témoignent les ouvrages déjà commentés sur ce blog, je l’ai découvert en1998 avec Haka. J’ai tout de suite accroché. Ce Zulu, je l’avais en Pal depuis sa sortie, mais qu’il est agaçant de se voir priver de sa jouissance personnelle de précurseur par tous ces jurys. Aussi, il attendait son heure. Et puis que vois-je ? Il sort en poche ! Il faut d’urgence que je le lise avant d’être complètement dépossédé de mon auteur français de polar fétiche.

Voilà, c’est fait !

L’histoire se passe en Afrique du Sud. La nation arc-en-ciel n’est pas si belle que ça vu de l’intérieur. La drogue, la corruption, la violence, sont le quotidien des townships. Ferey glisse habilement des éléments historiques, petits rappels à l’ordre. Il décrit aussi les enjeux qui se nouent à l’aube de 2010 et de la coupe du monde de football. Mais surtout, il nous fait prendre conscience que rien n’est joué dans ce pays. La victoire de Mandela plus que jamais reste fragile. D’ailleurs, le méchant de l’histoire vient de se télescoper avec la réalité. Dans le livre, il s’agit d’un dénommé Joost Terreblanche, dans la réalité, un vieux leader raciste du même nom vient d’être assassiné, réveillant du même coup les peurs profondes de l’Afrique du Sud post Apartheid.

Tout commence en voix off, un enfant voit son père battu à mort et son frère victime du supplice du pneu.Cet enfant, c’est Ali Neuman, aujourd’hui chef de la police criminelle de Capetown. Un homme intègre qui agit de concert avec deux acolytes, un afrikaner du nom de Epkeen et le jeune Fletcher. Un corps de femme, le visage réduit à néant vient d’être retrouvé dans un jardin public. Cette dernière n’est autre que la fille d’un des membres de la fameuse équipe qui gagna la coupe du monde de rugby. Au fur et à mesure de la progression de l’enquête, les destins de chacun des trois se déroulent sous nos yeux. La désespérance si bien décrite par Ferey. Car le monde n’est pas beau, il est à l’image des hommes. Les plus faibles sont appelés à disparaître les premiers .La mort prend son dû, chapitre après chapitre. Je ne voyais pas les lectrices de Elle comme ça ! La disparition de Dan est un grand moment mais gardez le coeur bien accroché. Car contrairement à Grangé, Ferey n’est pas dans le grandiloquent. C’est moche, c’est sale, c’est révulsant, mais sans fanfreluche ni digressions malsaines. La mort est laide, mais elle est rapide et rarement complaisante.

 

Lisez Zulu, un vrai roman noir qui prend aux tripes et au mot. Une fois dedans on ne lâche plus l’affaire. Pas le temps de regarder en arriere, il faut avancer et suivre ce combat.

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