Les Mystères de la quatrième République – BD 83

Les résistants de septembre

1946… Suite à la découverte du cadavre enfoui d’un ancien résistant communiste, le commissaire Coste reçoit une lettre anonyme l’invitant à poursuivre les fouilles. C’est un véritable charnier qui est mis au jour. Coste oriente alors ses recherches vers les milieux collaborationnistes… À travers une intrigue riche en rebondissements, Philippe Richelle et Alfio Buscaglia dessinent le portrait d’une France qui tente vaille que vaille de faire table rase d’un passé trop récent pour que ses fantômes abdiquent…

 

 

 

Marseille la Rouge

Marseille, printemps 1950. À peine sorti de la prison des Baumettes, un truand nommé Ange Casoni est engagé pour un nouveau « travail » : il doit mettre la pression sur les représentants CGT des dockers qui, par leurs actions militantes, gênent visiblement des intérêts puissants. Dans le même temps, Patrick Zardi, un agent de la DST, est retrouvé mort chez lui, asphyxié dans sa propre voiture. Tout semble conforter la thèse du suicide. Mais le commissaire Coste, envoyé sur les lieux du drame, remarque tout de même de troublantes anomalies : Zardi aurait bel et bien été assassiné… Mais qui aurait pu aller jusqu’à tuer de sang-froid un membre du contre-espionnage français ?Au travers d’une nouvelle intrigue policière haletante, ce deuxième opus des Mystères de la 4e République nous montre cette fois comment les syndicats de l’époque étaient utilisés à des fins politiques par les différents blocs de la guerre froide, à peine instaurée.

Le Bel Automne des collabos

Printemps 1953. Le commissaire Coste, victime d’un attentat trois ans plus tôt à Marseille, a décidé de rejoindre les effectifs de la police de Paris pour la sécurité de sa famille. Il est envoyé avec l’un de ses adjoints sur une scène de crime près de Coulommiers. Là, sur le sol mouillé d’une aire de repos déserte, gît le corps d’un certain Paul Nouzières, abattu par une balle de calibre 11.43 en pleine poitrine. Homme de lettres, ancien résistant et ex-membre du Parti communiste, Nouzières avait récemment rejoint un parti révolutionnaire dissident aux financements occultes : le MRT. En suivant cette piste, Coste va s’apercevoir que les méthodes crapuleuses de certaines officines de la capitale n’ont rien à envier à celles des pires mafieux de la cité phocéenne…

 

La Main Rouge

Rouge sang…
Automne 1956. Une voiture et son conducteur explosent dans les rues d’Hambourg, RFA. Au même moment, Marc Durand, journaliste pigiste et écrivain occasionnel, est retrouvé mort dans son appartement parisien. Le rapport d’autopsie est formel : surdose d’héroïne. Le commissaire Coste, en charge de l’affaire, écarte très vite la thèse du suicide. La cause du meurtre pourrait très bien être en lien avec le sujet du livre sur lequel travaillait Durand : Les mouvements pro colonialistes en Afrique du Nord, en particulier le groupe de la « Main Rouge. »

 

Opération résurrection

1958. Après la Bataille d’Alger et le démantèlement des principaux réseaux FLN, l’Algérie semble avoir retrouvé un semblant de paix. Sauf que les grands colons, hostiles à toute forme de changement, voient d’un mauvais œil les réformes que le gouverneur général Lacoste s’apprête à faire passer, faisant des Musulmans des citoyens à part entière. À vrai dire, les tensions sont loin d’avoir quitté la capitale algérienne. Une triste réalité que va amèrement découvrir le commissaire Coste, profitant de quelques jours de congés pour rendre visite à son ancien collègue Hautcoeur, désormais en poste à Alger…

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Looping – Alexia Stresi

Il existe plusieurs façons de commencer une histoire. « Il était une fois » en est une parmi tant d’autres. Et pourtant, quelque chose fait que nous accrochons immédiatement ou pas.

Le moment vient de basculer en séquence de dessin animé. Ma grand-mère a parfois cet effet sur la vie.

J’avoue, là j’ai immédiatement été pris.

A l’origine, il y a pourtant un grand malentendu. Juré pour le prix essais du livre de poche, je venais de finir le pavé de F.Reynaert sur l’Histoire du Monde et je ramais dans le livre sur Colette et ses copines. Et voilà que la poste me livre cet ouvrage dont la teneur peut en effet dès le début faire penser à une biographie. J’imagine Beryl dans les airs ou toute autre aventurière des sables, pense aux grandes traversées transatlantiques, à l’Aéropostale version transalpine. Mais une semaine plus tard je reçois un livre anti Alzheimer de Monsieur Martinez ( pas celui de la CGT) qui veut me faire travailler ma mémoire. Allons donc me dis-je, il n’y avait pas beaucoup de pages ( de toute manière après le Reynaert, rien n’aura beaucoup de pages)  mais ce n’est plus un prix littéraire, c’est du stakhanovisme ! Que nenni, il s’agit d’un simple malentendu, d’une erreur de destinataire concernant ce drôle d’oiseau jaune. Je n’ai pas à le lire , il ne m’était pas destiné. Dommage…, je l’ai déjà fini. En revanche, je vais peut être offrir celui sur la mémoire à mon expéditeur.

Petit pitch de quatrième de couverture : Noelie voit le jour en 1909 dans une ferme italienne. Née d’un père inconnu, élevée par une mère analphabète, sa destinée semble toute tracée.
Soixante ans plus tard, Noelie invite à déjeuner des célébrités de Cinecittà, des proches du gouvernement, des ministres libyens du pétrole, des poètes, et des amis d’enfance restés ouvriers agricoles.
Entre-temps, elle a parcouru le Sahara à dos de chameau, piloté des avions pour rendre visite à des Bédouins, amassé une fortune et fait vivre ses rêves. Qui est-elle ? D’où lui vient cette force, et son talent pour la vie ? De ce qu’elle ne dit pas.

Ce résumé élude beaucoup, il en devient même factuel. D’abord, le père n’est pas vraiment inconnu puisque ce beau militaire a une famille, un père qui invite Noeli et sa mère dans son palazzio car il est un puissant industriel qui en apprenant la venue au monde de la petite n’hésite pas une seule seconde. ( nb: Je rappelle qu’il s’agit d’une histoire qui commence par il était une fois). Il passe sur ce qui fait la beauté du récit, les fleurs de l’Italie, la mer et ses rochers, l’amour des proches. Le temps de l’enfance où Noeli suit jusqu’au champs le lait de sa mère et ses jolis sourires. A la ferme et au village elle n’en recevait pas beaucoup…Les enfants sont sages, à cet âge-là. Plus grands, ils restent sages, tant qu’on n’est pas sur leur dos à compter les bétises. Vient ensuite le temps de la découverte de la Libye ainsi que le reste de la traversée du temps sur un mode Forrest Gump avec la rencontre de tout ce qui fait l’Italie de l’après guerre. Tout le monde est là, du Président du Conseil jusqu’au Vatican.

Nous sommes dans un conte de fée. Il y a juste à se laisser porter jusqu’à la fin. Car fin il y a…Mais je ne la dévoilerai pas sinon quel intérêt de croire aux contes de fées.

Je sens que je vais le conseiller à toute la famille et leur mettre dans le sac lecture de vacances tellement il m’a plu.

 

 

Lady Mc Leod & L’Homme qui n’aimait pas Les Armes à feu – BD 82

La loi du plus fort

Washington D.C. Dans la jeune capitale, ce n’est pas le flingue qui fait la loi mais la finance… Lupano et Salomone mettent le point final à leur histoire de l’Amérique à contresens, ultime étape de ce voyage d’ouest en est.

Dans cette Amérique de 1900 où le Congrès est dominé par les millionnaires, l’application de la loi Dawes permet la spoliation de milliers d’hectares de terres indiennes et la NRA, jeune association de promotion des armes à feu, intrigue pour faire voter une loi à sa mesure. Tandis que dans les banques le TIC TIC d’une nouvelle machine est en train de changer le monde, nos héros se retrouvent pour un chassé-croisé impitoyable…

C’est beaucoup moins cynique que les trois premiers tomes, et il faut bien retomber sur ses pieds donc la fin est prévisible. Mais rien n’oblige à bouder notre plaisir.

L’inconnue de Java

Lady McLeod est une fiction basée autour de la véritable histoire et la personnalité ambiguë de Margaretha Geertruida Zelle McLeod, plus connue sous le nom de Mata Hari. Dans la réalité, cette fabulatrice revenue d’un séjour à Java avec quelques pratiques folkloriques dans ses bagages, connut une gloire aussi grandiose qu’éphémère comme danseuse exotique. Vivant au-dessus de ses moyens, à l’approche de la Grande Guerre, elle tenta une carrière d’espionne, jouant de ses relations mondaines pour agir comme un agent double ; activité qui lui sera fatale fin 1917.

13 mars 1905, au musée Guimet, le Paris des beaux quartiers découvre la toute première représentation de Mata Hari, superbe danseuse javanaise sans retenue, n’hésitant pas à se dénuder. Le succès est immédiat. Mais peu eurent connaissance du drame atroce qui se déroula en coulisse juste après le spectacle : plusieurs cadavres de gardiens furent retrouvés, atrocement…Alerté par le propriétaire des lieux, le capitaine Ladoux, du Deuxième Bureau, fut en charge de l’enquête. Amené à questionner Margaretha Grietje McLeod, véritable nom de la danseuse javanaise, il eut bien du mal à faire le lien entre l’ascétique hollandaise et l’envoutante bayadère sans inhibitions…Et si, comme les indices le laisse à penser, un monstre sanguinaire est dans son sillage, de quel genre s’agit-il ? Et où se cache-t-il ?

Soyons clair, j’ai voulu cèder à une couverture qui me plait beaucoup et c’est bien la seule chose d’une histoire alambiquée avec des personnages qui se ressemblent physiquement. Bref je me fais des noeux. Ca m’apprendra à me précipiter sur un seul regard. Finalement Mata Hari mais pas moi.